Lundi 31 août 2009
1
31
/08
/2009
20:38
Mes hommages, Madame !
La Poste a pris l'initiative de donner carte blanche à une
école d'art pour se faire tirer le portrait. "Parlez de moi, y a que ça qui m'intéresse", disait Woody Allen. Idée judicieuse s'il en est, au vu des productions exposées.
Les étudiants de l'Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré ont été les premiers à oeuvrer "pour rendre hommage à la présence de La Poste dans le quotidien de tous" (dixit le communiqué de presse). Certains artistes ont respecté les règles de bienséance, d'autres ont excercé avec bonheur leur liberté !
Une salle leur a été allouée du 4 mai au 29 août 2009, au Musée de La Poste à Paris, salle traversée incidemment par les fous de carnets de voyages, ou visitée avec délectation par les aficionados d'art contemporain ou de Mail Art.
Productions originales
Si ce n'est quelques productions stéréotypées - élément du timbre qui s'échappe hors cadre, ou montage photo conventionnel - , certaines oeuvres ravissent le visiteur par leur ingéniosité ou par leur esthétique singulière.
La pile d'enveloppes en papier kraft, découpées et compressées, "Stratifications chroniques" de Maud VAUTOURS, vaut à elle seule le détour. Forte impression de minéralité pour ce qui n'est que du papier.
Le travail de Sarah MINERAUD intitulé "Au creux du timbre" surprend par sa simplicité et sa beauté. Superposition de paquets inégaux d'enveloppes blanches évidées dans leur partie supérieure droite, creux au format d'un timbre se répétant de façon systémique sur une colonne entière d'enveloppes vierges.
Quant au mur d'enveloppes éclairées et à la sculpture centrale destinée à acheminer le courrier, ils donnent envie de suivre ces artistes, pour la vision du monde que ces oeuvres sous-tendent...
"Enveloppées de lumière"
Sarah MINERAUD et Domitille THIBAULT
Chambre d'écriture ailée
"Acheminator" de Manuela MARTELLA
FAIRE SUIVRE S.V.P. !
La Poste a pris l'initiative de donner carte blanche à une
école d'art pour se faire tirer le portrait. "Parlez de moi, y a que ça qui m'intéresse", disait Woody Allen. Idée judicieuse s'il en est, au vu des productions exposées.Les étudiants de l'Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré ont été les premiers à oeuvrer "pour rendre hommage à la présence de La Poste dans le quotidien de tous" (dixit le communiqué de presse). Certains artistes ont respecté les règles de bienséance, d'autres ont excercé avec bonheur leur liberté !
Une salle leur a été allouée du 4 mai au 29 août 2009, au Musée de La Poste à Paris, salle traversée incidemment par les fous de carnets de voyages, ou visitée avec délectation par les aficionados d'art contemporain ou de Mail Art.
Productions originales
Si ce n'est quelques productions stéréotypées - élément du timbre qui s'échappe hors cadre, ou montage photo conventionnel - , certaines oeuvres ravissent le visiteur par leur ingéniosité ou par leur esthétique singulière.
La pile d'enveloppes en papier kraft, découpées et compressées, "Stratifications chroniques" de Maud VAUTOURS, vaut à elle seule le détour. Forte impression de minéralité pour ce qui n'est que du papier.
Le travail de Sarah MINERAUD intitulé "Au creux du timbre" surprend par sa simplicité et sa beauté. Superposition de paquets inégaux d'enveloppes blanches évidées dans leur partie supérieure droite, creux au format d'un timbre se répétant de façon systémique sur une colonne entière d'enveloppes vierges.
Quant au mur d'enveloppes éclairées et à la sculpture centrale destinée à acheminer le courrier, ils donnent envie de suivre ces artistes, pour la vision du monde que ces oeuvres sous-tendent...
"Enveloppées de lumière"Sarah MINERAUD et Domitille THIBAULT
Chambre d'écriture ailée"Acheminator" de Manuela MARTELLA
FAIRE SUIVRE S.V.P. !
Impression d'être dans une grotte où l'installateur lumière et le scénographe se sont donnés le mot pour que le visiteur fasse au pas de charge chaque étage, slalomant entre les vitrines et
s'arrêtant ici et là sur une oeuvre-culte éclairée à la bougie. Un désastre !
L'ouverture récente du musée et le renom du peintre font de ce
museum un haut lieu touristique, les visiteurs s'agglutinant devant chaque tableau édité en carte-postale. Sentiment d'être la pomme de la Chambre d'écoute ! Bref, un cauchemar qui donne
envie de sortir très vite pour voir le ciel pommelé de Bruxelles... Une déception, à l'évidence !

Derniers Commentaires